Des réponses aux questions de détresse morale et spirituelle – Sitio est un site de l’Église catholique à Paris

La réponse

du Père Aldric de Bizemont

Avec le suicide d’un proche, nous pouvons nous sentir coupable. En effet, pourquoi n’ai-je rien vu ? Comment suis-je passé à côté de son désarroi, de sa souffrance ?
Cette souffrance, cette culpabilité que l’on peut vivre, peut se traduire par la colère et donc ne plus vouloir entendre parler de son frère.

Oui, parler de lui fait mal, parler de lui c’est appuyer là où ça fait mal.
Alors que faire ?

La première chose, serait d’accepter, d’entendre la souffrance de votre fille. De l’accompagner, même silencieusement, mais qu’elle sente que vous êtes là, que vous aussi vous souffrez de cette séparation.
Sentir la présence de l’autre à ses côtés et un chemin de guérison. Certes la blessure sera toujours là, mais en se sentant aimée, accompagnée, soutenue, cette blessure sera de moins en moins douloureuse.

La deuxième chose serait de prier pour votre fille. De demander au Seigneur qu’Il lui donne la paix, sa paix, comme nous le disons à la messe, comme Jésus le dit à ses Apôtres le matin de la résurrection, alors qu’ils sont perdus, alors qu’ils pensent qu’Il est mort et qu’il n’y a plus d’espoir !
Cette demande doit habiter votre prière.

Si votre fille le peut, je l’invite à aller voir un prêtre ou une personne de son choix, pour en parler, soit pour recevoir le sacrement du pardon, soit tout simplement pour exprimer sa douleur, pour formuler ses questions.
Le sacrement du pardon est un sacrement de guérison, où le Seigneur nous redonne de vivre dans la paix.
Allez à la messe et communiez, si vous le pouvez pour votre fille. Priez votre fils, afin qu’il demande à Dieu de venir apaiser votre fille.

La communions des saints est une force, alors n’hésitez pas à confier votre fille à son frère, qui là où il est, veille sur elle et peut intercéder pour elle.

Prières

Allons, courage ! de saint Anselme

Allons, courage !
Fuis un peu tes occupations,
dérobe-toi un moment au tumulte de tes pensées.
Rejette maintenant tes lourds soucis
et laisse de côté tes tracas.
Donne un petit instant à Dieu
et repose-toi un peu en lui.
Entre dans la chambre de ton esprit,
bannis-en tout,
sauf Dieu ou ce qui peut t’aider à le chercher.
Ferme la porte et mets-toi à sa recherche.
À présent, parle, mon coeur,
ouvre-toi tout entier et dis à Dieu :
Je cherche ton visage ;
c’est ton visage, Seigneur, que je cherche.

© Saint Anselme, in Le désir de Dieu

Prière à la Miséricorde de sœur Faustine

Je désire me transformer toute entière en Ta miséricorde et être ainsi un vivant reflet de Toi, ô Seigneur ; que le plus grand des attributs divins, Ton insondable miséricorde, passe par mon âme et mon cœur sur le prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne et ne juge jamais d’après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l’âme de mon prochain et lui vienne en aide.

Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférente à ses douleurs ni à ses plaintes.

Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j’aie pour chacun une parole de consolation et de pardon.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.

Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est dans le service rendu à mon prochain.

Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente moi-même les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté, et moi, je m’enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances.

Que Ta miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur (...).

Ô mon Jésus, transforme-moi en Toi, car Tu peux tout.

Ô mon Dieu caché dans ce grand et Divin Sacrement !

Jésus, soyez avec moi à chaque moment ! Et mon cœur sera tranquillisé.

© Petit Journal, Sœur M. Faustine Kowalska, Ed. Apostolat de la Miséricorde divine, 3e édition, 2007.

Prière sur l’Espérance de Charles Péguy

La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’Espérance.
La Foi ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans ma création. La Charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ça n’est pas étonnant. Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres.

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus.

La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.

La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance.

Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

© Charles Péguy, Le porche du Mystère de la deuxième vertu, Nouvelle Revue française, 1916, p 251.

Souvenez-vous ô très miséricordieuse Vierge Marie

Souvenez-vous, ô Très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné.

Animé de cette confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, je viens vers Vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds.

O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

© Homélie 4, Sur l’Assomption, n° 8, Œuvres complètes. XX, A la louange de la Vierge Mère, Bernard de Clairvaux, introd., trad., notes et index par Marie-Imelda Huille, O.c.s.o., Joël Regnard, O.c.s.o. Editions du Cerf, 2009.

Associations

Jonathan Pierres Vivantes

61, rue de la Verrerie
75004 Paris
06 12 64 07 83
mail : marie.boes@wanadoo.fr
http://www.anjpv.org/

Accueil, soutien et écoute des parents qui ont perdu un enfant.
Accompagnement des frères et sœurs.
L’accueil est pratiqué par des écoutants ayants connu le même drame.

Permanence le jeudi de 14h à 17h.
Groupes de parole ouvert à tous ceux qui le souhaitent le 1er mardi de chaque mois de 12 heures à 14 heures après inscription préalable.

Service d’écoute Samuel

Paroisse Sainte-Trinité
3 rue de la Trinité - 75009 Paris
tél. : 01 48 74 87 82
mail : samuel@latriniteparis.com
http://latriniteparis.com/Samuel

Un service d’écoute, de discernement, d’orientation, de conseil, assuré par des personnes formées à l’accompagnement spirituel et à l’écoute psychologique, sur rendez-vous à l’accueil (10h30-13h,15h-19h) ou par téléphone.

SOS Chrétiens à l’écoute

tél. : 01 45 35 55 56
www.soschretiensalecoute.fr

Écoute téléphonique anonyme. Solitude, souffrances psychiques ou morales, maladies, états de dépendance, précarités, détresses suicidaires, difficultés relationnelles. Prière et vie de foi. Une écoute sans critique ni jugement dans l’esprit de l’Évangile.

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