Des réponses aux questions de détresse morale et spirituelle – Sitio est un site de l’Église catholique à Paris

La réponse

du Père Aldric de Bizemont

Tout à fait normal ! Oui, il est normal d’être en colère quand un être cher est décédé.
Pour commencer, vous n’avez rien perdu. Votre mère est toujours présente mais d’une autre façon.

Sachons utiliser les mots justes. Votre mère est décédée. Et ceci est injuste. Mais la foi, nous donne de croire en la vie éternelle. Cette espérance nous permet, avec l’aide de Dieu, de passer de la colère à l’acceptation, de l’acceptation à la vie.
Seul Dieu peut vous aider à arrêter de « subir » la mort de votre mère, et d’essayer de vous permettre de « vivre » avec.

La foi n’est pas là pour déguiser la réalité de la mort, mais elle donne une espérance et un baume qui apaisera cette douleur, cette colère. La cicatrice sera toujours présente, mais elle deviendra avec le temps de moins en moins douloureuse.

La colère est aussi l’expression de la tristesse, qui pourra par la suite la supplanter. Jésus a pleuré avec ses amis, il est bon de laisser s’exprimer cette tristesse lorsqu’elle s’installera.

Votre mère est décédée, certes elle n’est plus physiquement à vos côtés mais dans la foi nous croyons qu’elle est vivante. Mais sa présence qui est cachée à vos yeux, est présence à votre cœur, à votre esprit. Dieu veut le bonheur de l’Homme, Il est le Seigneur des vivants il nous permet de croire que votre mère intercède pour vous, c’est ce que nous appelons la communion des saints.

Alors, parlez-lui. Faites-lui part de votre colère, et demandez-lui de vous aider à avancer. Rappelez-vous ce qu’elle vous disait pour vous rassurer, rappelez-vous les bons moments que vous avez passés avec elle.
Rappelez-vous ce qu’elle faisait pour vous calmer quand vous étiez énervé, vous réconforter lorsque vous étiez triste. Et bien toutes ces choses, bien concrètes, le Seigneur vous donne de les vivre. Si vous acceptez cette colère, au lieu de vous laisser guider par elle, vous apprendrez alors à la maitriser, à la canaliser pour vous tourner vers Dieu, notre Père.

Enfin, priez car c’est dans la prière que le Seigneur vous donnera sa paix et que mystérieusement vous pourrez rejoindre votre maman dans le Christ.

Prières

Prière à Marie de saint Bernard de Clairvaux

Ô toi, qui que tu sois,
qui te sais vacillant sur les flots de ce monde
parmi les bourrasques et les tempêtes,
plutôt que faisant route sur la terre ferme,
ne détourne pas les yeux de l’éclat de cet astre
si tu ne veux pas te noyer durant les bourrasques.

Si surgissent en toi les vents des tentations,
si tu navigues parmi les écueils des épreuves
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si tu es ballotté sur les vagues de l’insolence et de l’ambition,
du dénigrement ou de la jalousie,
regarde l’étoile, appelle Marie.
Si la colère, l’avarice ou les désirs de la chair
secouent l’esquif de ton âme,
regarde vers Marie.

Si, troublé par la démesure de tes crimes,
confus par l’infection de ta conscience,
terrifié par l’horreur du jugement,
tu commences à sombrer dans le gouffre de la tristesse, l’abîme du désespoir,
pense à Marie.
Dans les dangers, les angoisses, les incertitudes,
pense à Marie, appelle Marie.
Qu’elle ne s’éloigne pas de ton cœur.

Et pour être sûr d’obtenir le suffrage de ses prières,
ne néglige pas l’exemple de sa vie.
En la suivant, tu ne t’égares pas ;
en la priant tu ne désespères pas ;
elle te tient, tu ne t’écroules pas ;
elle te protège, tu ne crains pas ;
elle te guide, tu ne te lasses pas ;
elle te favorise, tu aboutis.

Ainsi par ta propre expérience tu sais à quel point se justifie la parole :
“Et le nom de la Vierge était Marie”.

© 2e Homélie, 17, Œuvres complètes. XX, A la louange de la Vierge Mère, Bernard de Clairvaux, introd., trad., notes et index par Marie-Imelda Huille, O.c.s.o., Joël Regnard, O.c.s.o. Editions du Cerf, 2009.

Prière du bienheureux Charles de Foucauld

Mon Père,
je m’abandonne à toi,
fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses de moi,
je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout.
Pourvu que ta volonté
se fasse en moi, en toutes tes créatures,
je ne désire rien d’autre, mon Dieu.
Je remets mon âme entre tes mains.
Je te la donne, mon Dieu,
avec tout l’amour de mon cœur,
parce que je t’aime,
et que ce m’est un besoin d’amour
de me donner,
de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance,
car tu es mon Père.

© Prière du bienheureux Charles de Foucauld, in Mon Père, je m’abandonne à toi, Carlo Carretto ; trad. de l’italien par Liliane Larmoyer, Cerf : Nouvelle cité, Paris, 1977.

Prière sur l’Espérance de Charles Péguy

La foi que j’aime le mieux, dit Dieu, c’est l’Espérance.
La Foi ça ne m’étonne pas. Ce n’est pas étonnant. J’éclate tellement dans ma création. La Charité, dit Dieu, ça ne m’étonne pas. Ça n’est pas étonnant. Ces pauvres créatures sont si malheureuses qu’à moins d’avoir un cœur de pierre, comment n’auraient-elles point charité les unes des autres.

Ce qui m’étonne, dit Dieu, c’est l’Espérance. Et je n’en reviens pas. L’Espérance est une toute petite fille de rien du tout. Qui est venue au monde le jour de Noël de l’année dernière. C’est cette petite fille de rien du tout. Elle seule, portant les autres, qui traversa les mondes révolus.

La Foi va de soi. La Charité va malheureusement de soi. Mais l’Espérance ne va pas de soi. L’Espérance ne va pas toute seule. Pour espérer, mon enfant, il faut être bienheureux, il faut avoir obtenu, reçu une grande grâce.

La Foi voit ce qui est. La Charité aime ce qui est. L’Espérance voit ce qui n’est pas encore et qui sera. Elle aime ce qui n’est pas encore et qui sera. Sur le chemin montant, sablonneux, malaisé. Sur la route montante. Traînée, pendue aux bras de des grandes sœurs, qui la tiennent par la main, la petite espérance s’avance.

Et au milieu de ses deux grandes sœurs elle a l’air de se laisser traîner. Comme une enfant qui n’aurait pas la force de marcher. Et qu’on traînerait sur cette route malgré elle. Et en réalité c’est elle qui fait marcher les deux autres. Et qui les traîne, et qui fait marcher le monde. Et qui le traîne. Car on ne travaille jamais que pour les enfants. Et les deux grandes ne marchent que pour la petite.

© Charles Péguy, Le porche du Mystère de la deuxième vertu, Nouvelle Revue française, 1916, p 251.

Associations

Service catholique des funérailles - Groupe de parole (SCF)

66 rue Falguière - 75015 Paris
tél. : 01 44 38 80 80
mail : s-c-f@wanadoo.fr
www.s-c-f.org

Désireux de proposer un accompagnement au-delà du temps des obsèques, le SCF a mis en place un groupe réunissant des personnes en deuil. L’objectif est de leur permettre d’exprimer leur souffrance et de confirmer leur espérance. Rencontre 1 fois par mois.

Service d’écoute Samuel

Paroisse Sainte-Trinité
3 rue de la Trinité - 75009 Paris
tél. : 01 48 74 87 82
mail : samuel@latriniteparis.com
http://latriniteparis.com/Samuel

Un service d’écoute, de discernement, d’orientation, de conseil, assuré par des personnes formées à l’accompagnement spirituel et à l’écoute psychologique, sur rendez-vous à l’accueil (10h30-13h,15h-19h) ou par téléphone.

SOS Chrétiens à l’écoute

tél. : 01 45 35 55 56
www.soschretiensalecoute.fr

Écoute téléphonique anonyme. Solitude, souffrances psychiques ou morales, maladies, états de dépendance, précarités, détresses suicidaires, difficultés relationnelles. Prière et vie de foi. Une écoute sans critique ni jugement dans l’esprit de l’Évangile.

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