Des réponses aux questions de détresse morale et spirituelle – Sitio est un site de l’Église catholique à Paris

La réponse

d’Etienne Villemain

Bien évidemment, il y a des caractères de gravité et une gradation très différente dans la violence et ses conséquences : entre l’injure qui fuse au volant, la gifle à un enfant et un coup de couteau, l’échelle est importante.

Être impulsif, c’est se laisser emporter par une émotion ou un acte sans en mesurer les conséquences. Je n’étais pas d’accord avec mon boss alors je lui ai dit frontalement… En réalité c’est un manque de maîtrise de soi. Comme c’est difficile la maîtrise de soi ! Alors ça peut se demander dans la prière. C’est un des fruits de l’Esprit Saint.

D’où vient l’impulsivité ? Cela peut être lié à la maturité : un adolescent sera souvent plus impulsif qu’un grand-père. Cela peut être surtout dû à un tempérament vif et coléreux, dont on n’est pas responsable, mais que l’on peut adoucir avec le temps et la prière.

Dans tous les cas, il ne faut pas se décourager. Le saint ce n’est pas celui qui ne tombe jamais, c’est celui qui se remet toujours debout dans la confiance.
Évidemment, il faut tenter de se corriger, travailler son humilité, reconnaître que l’on n’est pas parfait, demander pardon, rire de soi !
Quand on apprend à se connaître, à s’apprivoiser, on arrive à comprendre quand et pourquoi on est impulsif, et à mieux remettre ça dans les mains de Dieu dans la prière.

On peut aussi faire des petits exercices pour apprendre à se maîtriser. Quand j’ai fait preuve d’impulsivité, je cherche un petit acte d’amour qui va m’exercer dans la maitrise de moi-même. Par exemple, ne pas mettre un sucre dans mon café. « Seigneur, dans le secret, je t’offre ce sucre ». Ou bien : « Aujourd’hui, je vais aller courir pour toi Jésus ».

Je vous souhaite de connaître de vraies joies sur ce chemin de libération.

Prières

Aime-moi, tel que tu es

Je connais ta misère, les combats et les tribulations de ton âme ; la faiblesse et les infirmités de ton corps ; je sais ta lâcheté, tes péchés, tes défaillances ; je te dis quand même : "Donne-Moi ton coeur, aime-Moi comme tu es."

Si tu attends d’être un ange pour te livrer à l’amour, tu ne m’aimeras jamais. Même si tu retombes souvent, dans ces fautes que tu voudrais ne jamais connaître, même si tu es lâche dans la pratique de la vertu, je ne te permets pas de ne pas M’aimer. Aime-Moi comme tu es.

A chaque instant et dans quelque position que tu te trouves, dans la ferveur ou dans la sécheresse, dans la fidélité ou dans l’infidélité. Aime-Moi tel tu es.

Je veux l’amour de ton coeur indigent ; si pour m’aimer tu attends d’être parfait, tu ne m’aimeras jamais. Ne pourrais-je pas faire de chaque grain de sable un séraphin tout radieux de pureté, de noblesse et d’amour ? Ne pourrais-je pas, d’un seul signe de ma volonté faire surgir du néant des milliers de saints, mille fois plus parfaits et plus aimants que ceux que j’ai créés ? Ne suis-je pas le Tout-Puissant ? Et s’il me plaît de laisser pour jamais dans le néant ces êtres merveilleux et de leur préférer ton pauvre amour !

Mon enfant, laisse-moi t’aimer, je veux ton coeur.

Je compte bien te former mais en attendant, je t’aime comme tu es.

Et je souhaite que tu fasses de même : je désire voir, du fond de ta misère, monter l’amour. J’aime en toi jusqu’à ta faiblesse.

J’aime l’amour des pauvres ; je veux que, de l’indigence, s’élève continuellement ce cri : Seigneur, je vous aime. C’est le chant de ton coeur qui m’importe. Qu’ai-je besoin de ta science et de tes talents ? Ce ne sont pas des vertus que je te demande, et si je t’en donnais, tu es si faible que bientôt l’amour-propre s’y mêlerait : ne t’inquiète pas de cela. J’aurais pu te destiner à de grandes choses : Non, tu seras le serviteur inutile, je te prendrai même le peu que tu as, car je t’ai créé pour l’amour. Aime !

L’amour te fera faire tout le reste sans que tu y penses ; ne cherche qu’à remplir le moment présent de ton amour. Aujourd’hui je me tiens à la porte de ton coeur comme un mendiant, Moi, le Seigneur des seigneurs. Je frappe et j’attends, hâte-toi de m’ouvrir, n’allègue pas ta misère. Ton indigence, si tu la connaissais pleinement, tu mourrais de douleur. Cela seul qui pourrait me blesser le coeur, ce serait de te voir douter et manquer de confiance. Je veux que tu penses à moi à chaque heure du jour et de la nuit, je ne veux pas que tu poses l’action la plus insignifiante pour un motif autre que l’amour. Quand il te faudra souffrir, je te donnerai la force ; tu m’as donné l’amour, je te donnerai d’aimer au-delà de ce que tu as pu rêver.

Mais souviens-toi : "Aime-moi, tel que tu es."
N’attends pas d’être un saint pour te livrer à l’Amour, sinon tu n’aimeras jamais.

© Supplément au n° 120 des Cahiers sur l’Oraison, Père Henri Caffarel, à partir d’un texte transmis par une mystique anonyme du XIXe siècle.

Chaque petite action de Madeleine Delbrêl

Chaque petite action est un événement immense où le Paradis nous est donné, où nous pouvons donner le paradis.
Qu’importe ce que nous avons à faire : un balai ou un stylo à tenir ; parler ou se taire ; raccommoder ou faire une conférence ; soigner un malade ou taper à la machine.

Tout cela n’est que l’écorce d’une réalité splendide, la rencontre de l’âme avec Dieu, à chaque minute renouvelée, à chaque minute accrue en grâce, toujours plus belle pour son Dieu.

On sonne ? Vite, allons ouvrir.
C’est Dieu qui vient nous aimer.
Un renseignement ? Le voici :
C’est Dieu qui vient nous aimer.
C’est l’heure de se mettre à table : allons-y :
C’est Dieu qui vient nous aimer.

Laissons-le faire.

© Madeleine Delbrêl, La Sainteté des gens ordinaires, tome VII des O.C., Nouvelle Cité 2009, pp. 29-30

Prière de confiance de saint Ambroise de Milan

Si tu brûles de fièvre,
Il est la Source qui rafraîchit ;
si tu es oppressé par tes fautes,
Il est la Délivrance ;
si tu as besoin d’aide,
Il est la Force ;
si tu as peur de la mort,
Il est la Vie ;
si tu désires le Ciel ,
Il est la Voie ;
si tu fuis les ténèbres,
Il est la Lumière ;
Si tu as besoin de nourriture,
Il est l’Aliment.

© Saint Ambroise de Milan

Prière de Saint François

« Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie. »

© Christian Renoux, La prière pour la paix attribuée à saint François, une énigme à résoudre, Paris, Éditions franciscaines, 2001.

Associations

Accueil Ecoute-Orientation Addictions

11bis rue Ampère - 75017 Paris
tél. : 01 43 18 15 44
mail : 11bisrueampere@gmail.com

Espace Paroles & Familles
Paroisse Saint-François de Sales

Amitié espérance

Conférence des évêques de France - CEF
Germaine Nérome - 310 rue de Vaugirard - 75015 Paris
tél. : 01 48 42 45 82/06 87 51 00 69
mail : germaine.nerome@sfr.fr
www.amitiesperance.cef.fr

Mouvement chrétien pour les personnes dépressives ou souffrant de maladies psychiques, cherchant à briser leur isolement, les invitant à une recherche spirituelle. Rencontre, partage, entraide, solidarité à travers le vécu quotidien des participants.

Service d’écoute Samuel

Paroisse Sainte-Trinité
3 rue de la Trinité - 75009 Paris
tél. : 01 48 74 87 82
mail : samuel@latriniteparis.com
http://latriniteparis.com/Samuel

Un service d’écoute, de discernement, d’orientation, de conseil, assuré par des personnes formées à l’accompagnement spirituel et à l’écoute psychologique, sur rendez-vous à l’accueil (10h30-13h,15h-19h) ou par téléphone.

SOS Chrétiens à l’écoute

tél. : 01 45 35 55 56
www.soschretiensalecoute.fr

Écoute téléphonique anonyme. Solitude, souffrances psychiques ou morales, maladies, états de dépendance, précarités, détresses suicidaires, difficultés relationnelles. Prière et vie de foi. Une écoute sans critique ni jugement dans l’esprit de l’Évangile.

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